Directeur de thèse : Dr. HDR. Monnot Mathias (M2P2)
Co-directrice de thèse : Dr. Isabelle Seyssiecq (M2P2)
Co-encadrants de thèse : Dr. Marie-Julie Dalbe (IRPHE) et Dr. HDR. Cristian Barca (M2P2)
Les microplastiques (MPs) sont définis comme des particules d’origine synthétique ayant des dimensions comprises entre 1 μm et 5 mm [1]. En raison des additifs chimiques qu’ils contiennent, de leur capacité à adsorber les contaminants organiques, et de leur toxicité intrinsèque lorsqu’ils sont dégradés en nanoplastiques, les MPs sont considérés comme des polluants émergents préoccupants pour la santé publique et l’environnement. Plusieurs études ont confirmé que les stations d’épuration des eaux usées (STEP) sont à la fois des puits et des sources de MPs en raison de la pollution en MPs générée par des activités humaines [2]. Des études récentes ont confirmé que le bioréacteur à membrane (BRM) peut représenter une solution efficace (Rétention en MPs > 95%) pour dépolluer les eaux usées [3,4]. Un BRM couple un procédé biologique de type boues activées classique à une membrane, généralement immergée dans le bioréacteur pour séparer les boues (la biomasse) de l’eau traitée. Cependant, les mécanismes exacts de rétention et l’effet de l’accumulation des MPs sur l’activité des boues et les performances du BRM sont encore mal compris [5,6]. En effet, la présence de MPs peut influencer considérablement la cinétique du colmatage des membranes. Les effets des MPs sur les performances des BRM demeurent complexes et dépendent de plusieurs facteurs tels que la concentration, la forme, le type et la taille des MPs, ainsi que des paramètres opérationnels du BRM (temps de rétention hydraulique et des boues, flux membranaire, etc.).
Ce projet de thèse vise, dans des conditions proches de la réalité, à contribuer à mieux élucider les mécanismes de rétention des MPs et à évaluer l'effet de leur accumulation dans les boues sur les performances du BRM pour le traitement des eaux usées urbaines en termes de dégradation de la pollution carbonée, d’efficacité de nitrification et de productivité en eau (performances hydrauliques). [Voir plus dans le fichier joint]